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LE SYSTEME POLITIQUE ROMAIN A L'EPOQUE DES GUERRES PUNIQUES

Lors des guerres puniques, Rome avait adopté la république comme gouvernement.
Elle opta pour ce régime dés l’an -509, et n’en changera qu’en -27.
Ce système est dominé par un sénat, où siège les familles patriciennes, qui est élu par les citoyens romains.
On peut, à cette époque, séparer les Romains en deux classes majeures : patriciens et plébéiens. Les premiers, les plus importants, sont souvent de grands propriétaires terriens, issus de nobles familles. Chaque famille possède ses propres cultes des ancêtres, ses propres traditions.
Les plébéiens, comportent les artisans et les paysans, de moindre fortune.
Ce sont donc les nobles qui tiennent les rennes, la plèbe n’ayant presque aucun droit. En effet, toutes les magistratures sont le propre des patriciens.
Toutefois, au 5eme siècle avant JC, les plébéiens obtiennent le droit d’élire 10 tribuns de la plèbe, lesquels défendront leurs droits au même titre que les autres magistrats.
Suite à cela, la plèbe acquerra la possibilité de participer aux magistratures, bien que les patriciens resteront majoritaires à ces postes.
Les citoyens sont, d’une manière qui fait songer à l’organisation militaire, répartis dans des assemblées, les comices : comices tributes et comices centuriates
Les comices centuriates sont eux-mêmes divisés en 193 centuries, elles même séparées en 5 classes censitaires, en fonction de la fortune des membres. Tout d’abord, les centuries équestres, au nombre de 18 regroupent les plus riches. Viennent ensuite les 80 centuries de première classe, réservées aux citoyens de plus de 100 000 sesterces de fortune.
Une centurie équivaut à une voix. Cela nous fait déjà 98 centuries, ce qui revient, dans ce système, à la majorité absolue. Or, les votes commencent toujours par les centuries les plus riches. De là, étant donné que la majorité absolue atteinte les votes cessent, on peut facilement déduire qu’aux moindre arrangement préélectoral entre les deux premières classes, les citoyens les moins riches ne votent pas.
Ce système est donc plus une oligarchie qu’une démocratie, puisqu’il écarte les citoyens plus pauvres du pouvoir. De plus, ce sont les comices centuriates qui élisent les magistrats supérieurs comme les préteurs ou les consuls. Ce faisant, il est aisé aux riches de décider la guerre sans l’avis du peuple.
De la même manière que les comices centuriates sont réparties en centuries, les comices tributes sont subdivisées en tribus appelées tribus territoriales.
Comme leur nom l’indique, ces tribus sont classées en rapport avec le territoire. Il y a 4 tribus urbaines, et 10 rurales. Cela étant, ces chiffres ne sont valables qu’au début de leur création, car vers 241 av JC, on compte jusqu’à 31 tribus rurales.
A la manière des centuries, chaque tribu constitue une unité de vote.
Ces comices n’élisent évidement pas les mêmes magistrats que les comices centuriates, mais bien les édiles, questeurs et tribuns de la plèbe.
Malgré leur apparente infériorité par rapport aux centuriates, les tributes ratifie les traités de paix et votent un grand nombre de lois, ce qui, en raison de leur statut plus pauvre, est déjà énorme.
Ainsi, si le peuple décide rarement de commencer une guerre, il peut décider de la poursuivre.
Les 4 tribus urbaines sont bien trop « peuplées » par rapport aux tribus rurales (au nombre de 10 à 31), surtout vu la densité de population urbaine par rapport à la population des campagnes.
Ce n’est pas tout. Ce sont en fait les propriétaires terriens qui sont inscrits dans la tribu rurale correspondante à leur habitat. Les non propriétaires, artisans, affranchis etc… sont eux aussi inscrit parmi les tribus urbaines !
Tout comme pour les comices centuriates, ce sont les plus riches qui dominent. Tout d’abord la voix d’un propriétaire à bien plus d’importance que celle d’un non propriétaire. Forcément, une tribu valant une voix, l’avis d’un homme vaut plus si il est dans une tribu peu peuplée.
De plus, comme je l’ai dit plus haut, les tribus urbaines ne sont qu’au nombre de 4, pour 10 à 30 rurales.
Le sénat romain regroupait à l’origine les chefs des familles patriciennes. Suite à la République, il est peu à peu constitué des hauts magistrats, puis de tout les magistrats, exceptés les tribuns (sauf le peuple donc).
Tous les lustres -un lustre signifie 5 ans- la liste des sénateurs est éditée par les censeurs. Exceptionnellement, un haut fait d’arme peut permettre à un Romain de s’y inscrire.
En réalité, le sénat à peu de pouvoir effectif. Il délibère sur les lois proposées par les magistrats.
Ce sont d’abord les anciens consuls qui votent, suivis par les anciens préteurs.
Toutefois, aucun magistrat ne se risquerait à contredire l’avis de ces sages, ce qui donne au sénat une autorité morale considérable.
C’est aussi le sénat, qui, aidé par les questeurs, gère le trésor public, avec les consuls s’occupe de la guerre, et les affaires étrangères. Enfin, il dirige également la religion civique.
Les magistratures romaines sont dites « collégiales », c'est-à-dire que chaque magistrat est en droit de contredire les magistrats de rang plus bas ou égal au sien. Plus encore, ils peuvent si ils le trouvent nécessaire sanctionner ces magistrats de rang inférieur.
On connaît bien le principe romain qui renouvelle ses consuls – chefs de l’armée et de la ville- chaque année. Cela est tout simplement du au fait que les magistratures ont la durée prédéterminée de un an.
Chaque magistrat peut cependant être réélu.
Ce système est en cela bien fait qu’aucun homme ne peut espérer être consul avant d’avoir d’abord remplis ces rôles : Questeur, Edile, Préteur. C’est la carrière d’honneur.
De plus, il est nécessaire d’attendre un certain nombre d’années avant de pouvoir être nommé au rang supérieur, ce qui abouti à des consuls très expérimentés, généralement d’un certain âge (minimum 40 ans ).
Les consuls ont le droit spécial de désigner un dictateur pour la durée de 6 mois si la situation se fait menaçante. Celui-ci possèdera pleins pouvoir pendant cette période.
Nidor

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