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LES GAULOIS CELEBRES

Brennus
Ce nom est latinisé à partir du celte "Brenn", signifiant "chef de guerre". Il est également héllénisé en "Brennos".
Brennus mène au début du IVeme siècle avant Jésus-Christ (environ -386) une armée en Italie afin d'attaquer l'état naissant de Rome. Il parviendra, avec ses hommes, à prendre la ville de Rome, chose que l'Empire romain n'oubliera jamais. Il prononce alors à Rome la célèbre phrase "Vae Victis!" qui signifie "Malheur aux Vaincus!". Il accepta d'épargner la ville de Rome en échange d'une tonne d'or. Cette expression fut rendue célèbre par la suite, notamment par le poète Tite-Live qui fût l'auteur de la formule contraire, "Gloria Victis".
Brennus ne doit pas être confondu avec Brennos. Egalement Celte, ce dernier était à la tête de la troupe qui pilla la ville de Deplhes en 279 avant Jésus-Christ. Puis il entra en Macédoine, saccagea la Thessalie et la Grèce, et fût repoussé lorsqu'il marchait vers le temple de Delphes suite à un ouragan. Ses hommes s'entretuèrent et, lui, s'empoisonna.
Ambiorix
Ambiorix était le chef de la tribu belge des Eburons, dans la région de Tongres (en latin Atuatuca Tungrorum) dans l'Ardenne et en Campine. "Ambiorix" signifie "double roi" (il était roi des Eburons mais aussi des Atuatuques ((peuple germanique en Gaule belge, il s'agit d'un détachement des Cimbres et des Teutons), fait attesté par Jules César).Les Eburons étaient d'expression germanique, mais pratiquaient la culture celtique, et avaient repris quelques titres gaulois.Ambiorix infligea une défaite cuisante aux légions romaines de César en 54 avant Jésus-Christ (deux ans avant Alésia), dans la vallée du Geer.Là, les légions menées par les Tribuns Sabius et Cotta furent vaincues et anéanties.César perdit six mille hommes, et c'est là le plus important revers qu'il subit lors de la Guerre des Gaules.
La région était pourtant pacifiée depuis 57 avant Jésus-Christ. Mais, trois ans plus tard, l'assassinat du chef gaulois Dumnorix (voir article correspondant) et les difficultés liées à une récolte de blé désastreuse conduisirent un mécontentement belge, qui se retournèrent contre l'occupant.C'est là le soulèvement des Eburons, mais aussi d'autre tribus, comme les Trévires, les Nerviens,etc.
Ambiorix se servit de ses capacités de stratège pour entraîner l'armée romaine dans une embuscade.Après les avoir anéanties, il marcha avec ses hommes sur le camp de Quintus Cicéron, le neveu du célèbre homme d'état Marcus Tullius Cicero. Alors que Ambiorix lançait l'assaut sur le camp, César revint en force pour seccourir ses hommes. La bataille fut fort sanglante, d'autant plus qu'à l'arrivée de César, la moitié des Romains dans le camp avait déjà été exterminée. Mais César parvint à vaincre Ambiorix. Ce dernier, vaincu, se réfugie en Germanie tandis que les Eburons se livrent à des représailles contre l'envahisseur. César réagit en vendant et en asservissant le peuple, si bien que celui-ci disparaît de l'Histoire officielle.
Mais Ambiorix parvint à s'échapper, et César craignit qu'il ne soulève une armée germaine... Mais nul ne sait ce qu'il advint d'Ambiorix. Il ne fit plus parler de lui.
César lui adressa quelques lignes: De Bello Gallico v. 26-51, VI. 29-43, VII; Dion Cassius XL. 7-11 ; Florus III. 10.
Ambiorix est devenu un héros national de la Belgique dans la deuxième moitié du XIXeme siècle, porté par le même mouvement nationaliste et romantico-historique que celui qui toucha les Français en la personne de Vercingétorix(voir article correspondant).
Dumnorix
Dumnorix, chef éduen de haute naissance, est le frère de Divitiac(voir article correspondant) et le gendre d'Orgétorix(voir article correspondant), roi des Helvètes.Il s'opposa à Jules César,qui nous livre les seules informations que nous connaissons sur Dumnorix dans La Guerre des Gaules.Son nom vient du gaulois "dumno", qui signifie "monde" et "rix", qui signifie "roi". Littéralement, son nom signifie "le roi du monde".
D'après César, Dumnorix était alors vergobret (personne possédant le magistrature suprême dans de nombreuses cités gauloises) des Eduens et conspira avec Orgetorix, qui préparait la migration de son peuple, et Casticus, chef séquane, pour prendre le contrôle respectif de leurs tribus et s'emparer de la Gaule entière. Pour sceller leur alliance, Dumnorix épousa la fille d'Orgetorix. Les Helvètes découvrirent la conspiration et jugèrent ce dernier, mais ils poursuivirent leurs plans de migration.
Lors de la migration des Helvètes, en 58 avant Jésus-Christ, il agit pour autoriser le passage de ceux-ci sur les terres séquanes. Puis il usa de son influence sur le peuple pour empêcher la livraison de blé que les Eduens avaient promis à César. Lors de la bataille des Helvètes conre les Romains, il s'enfuit avec sa cavalerie des rangs Romains pour ne pas les combattre. Il est dénoncé par le vergobret Liscus et son propre frère Divitiac. Pour ne pas perturber les liens amicaux qu'il entretient avec Divitiac, César pardonnera à Dumnorix, mais il le fit surveiller. Dumnorix, lui, continua à comploter.
Quatre ans plus tard, César ordonne à Dumnorix de le suivre dans son invasion de l'île de la Bretagne afin de le surveiller. Dumnorix refuse et complote contre César. Voici un extrait de La Guerre des Gaules (5.6):
"Au nombre de ces chefs était l’Héduen Dumnorix, dont nous avons déjà parlé. Il était des premiers que César eût pensé à garder avec lui, car il savait son goût de l’aventure, sa soif de domination, sa hardiesse et l’autorité dont il jouissait parmi les Gaulois. De plus, Dumnorix avait dit dans une assemblée des Héduens que César lui offrait d’être roi de ce peuple, propos qui les inquiétait fort, sans qu’ils osassent députer à César pour dire qu’ils n’acceptaient pas son projet ou prier qu’il y renonçât. César avait connu le trait par ses hôtes. Dumnorix commença par user de toutes sortes de prières pour obtenir qu’on le laissât en Gaule : « Il n’avait pas l’habitude de naviguer et redoutait la mer ; il était retenu par des devoirs religieux. » Quand il vit qu’il se heurtait à un refus catégorique, n’ayant plus aucun espoir de succès, il se mit à intriguer auprès des chefs gaulois, leur faisant peur, les prenant chacun à part et les exhortant à rester sur le continent : « Ce n’était pas sans raison, disait-il, qu’on enlevait à la Gaule toute sa noblesse : le projet de César, qui n’osait pas la massacrer sous les yeux des Gaulois, était de la transporter en Bretagne pour l’y faire périr. » Aux autres, Dumnorix jurait et faisait jurer qu’ils exécuteraient d’un commun accord ce qu’ils croiraient utile aux intérêts de la Gaule. Bien des gens dénonçaient ces menées à César."
Dumnorix s'enfuit avec sa cavalerie. César ordonna alors qu'on le ramène et qu'on le tue en cas de résistance. C'est ainsi qu'il fut tué, et que sa cavalerie rejoignit les armées de César.
Divitiac
Divitiac,également appelé Diviciacos, latinisé en Diviciacus, signifie "devin".Il est le seul druide de l'Antiquité dont l'existence est historiquement avérée.En effet, les noms des autres druides nous sont parvenus grâce à la littérature irlandaise médiévale.Ils relèvent du mythe ainsi que de la mythologie celtique.
Jules César, qui était en relation avec lui, en parle plusieurs fois dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules et souligne ses qualités de diplomate.En plus de sa qualité de druide, il était l'un des chefs des Eduens avec son frère Dumnorix(voir article correspondant).Il avait donc à la fois la classe sacerdotale et la classe guerrière.Pour préserver la prédominance de son peuple, il était partisan d'un rapprochement avec Rome pour faire face aux agressions germaniques.En l'an 63 avant Jésus-Christ, il se rend à Rome et est l'hôte de Cicéron.Il se présente devant le sénat romain pour négocier une aide militaire.
Orgetorix
Orgetorix était le chef des Helvètes lorsqu'ils migèrent d'Helvétie (Suisse) vers la Saintonge. Il souhaitait rétablir un pouvoir monarchique dans son pays. Pour réaliser son projet, il fit alliance avec Dumnorix (voir article correspondant), chef Eduen, et Casticus, chef Séquane. Lorsque le plan fut découvert, il fut arrêté et mourut peu après, en se suicidant. Les Helvètes suivirent le plan qu'il imagina, mais ils se heurtèrent aux légions de Jules César et durent rebrousser chemin.
Vercingétorix
La signification de son nom est un mystère. Florus, historien romain, l'a traduit comme "Le grand roi des grands guerriers", d'après les éléments "Ver"(qui est une forme de superlatif), "Cingeto" (fait référence à la figuere du guerrier) et "Rix" (roi).
Vercingétorix est né à une date inconnue (mais estimée à 72 avant Jésus-Christ), près du village de Nemessos en Gaule(en Auvergne).Il est le fils du roi des Avernes, Celtillos, dirigeant un des peuples les plus puissants opposés à Rome.
A cette époque, la Gaule Cisalpine(Italie du nord) et la Narbonaise(sud de la Gaule) sont romaines tandis que l'Aquitaine(au sud-ouest de la Gaule) et la Belgique sont des territoires appartenant aux tribus gauloises diversifiées et insoumises à l'autorité de Rome.Lorsque la Guerre des Gaules commença, les Helvètes devaient migrer en Gaule et brûler leurs terres.
En 58 avant Jésus-Christ, Vercingétorix est un jeune homme de l'aristocratie en âge de se battre lorsque Jules César prend la migration helvétique pour prétexte pour envahir la Gaule, avec ses légions et des contingents de gaulois alliés, afin de la rattacher à Rome. Il veut soumettre chefs et tribus gauloises pour servir sa gloire et pour confisquer leurs richesse afin de renflouer sa caisse personnelle.
Celtillos, le roi Arverne, tente de reprendre la tête du "parti anti-romain" en Gaule, que les Séquanes avaient ravi aux Arvernes le siècle précédent.Mais Celtillos est pris, et éxécuté par le proconsul romain. Son fils Vercingétorix entre à ce moment-là dans l'entourage militaire de César. Ce dernier le forme aux méthodes de guerres romaines en échange de sa coopération et de ses connaissances du pays.
En 52 avant Jésus-Christ, Vercingétorix est dit adulescens par César, ce qui signifie qu'il a un peu moins de 31 ans(âge auquel on devient réellement adulte à Rome et où l'on peut briguer les premières magistratures du cursus honorum). Voulant profiter du léger revers que constitue pour César le retrait de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) et du sourd mécontentement qui couve dans une Gaule lasse de ces années de guerre, Vercingétorix entend reprendre le flambeau qui fut fatal à son père.Il prend le pouvoir chez les Arvernes, par la force, tout comme son père le fit, et s'impose à la tête du parti "anti-romain", notamment grâce à l'art du discours prisé chez les Gaulois et les Romains qu'il a cotoyé.Il organise la résistance sous forme de guerre de guérilla (à laquelle la géographie gauloise se prête excellemment) et s'emploie à fédérer le plus grand nombre possible de tribus gauloises contre César.
Lors du concile de la forêt des Carnutes qui vit le plan du soulèvement général de la Gaule se dresser, Vercingétorix aquiert la confiance et l'appui des chefs gaulois et s'impose comme la personne la plus apte à mener la coalition(il connaît les tactiques de guerre gauloises et romaines). Cependant, lorsqu'il revient dans son village natal de Nemossos et revendique son titre de chef par droit filial, il se heurte à son oncle paternel Gobannitio(qui, on le suppose, était responsable de la mort de Celtillos); ce dernier le chasse de la ville.
En janvier, il prend les armes contre César et tente de s'imposer aux Eduens et inspire une union des peuples gaulois de l'est et du centre contre le proconsul. Il connaît des victoires contre ses adversaires, en partie grâce à la politique de la terre brûlée(stratégie de défense consistant à se replier en brûlant tout derrière soir de façon à ce que l'ennemi ne puisse se ravitailler), ce qui lui permet d'affamer les légions romaines sans pour autant livrer un combat. Mais César parvient à capturer la ville de Avaricum, qui ne fut pas brûlée, avant de marcher sur Gergovie. Le talent militaire de César permet à ses légions de remporter des victoires contre la coalition gauloises, en passant des pactes pour monter des tribus contre d'autres. Il s'allie avec les Boïens, les Rèmes, ...
Vercingétorix remporte lui aussi de fameuses batailles: par exmple le siège de Gergovie.Résumé de la bataille: César avait décidé de lancer le siège de cette ville dans laquelle se trouvait Vercingétorix et ses hommes.Il avait fait venir quelques hommes en renfort afin déviter d'être encerclés, mais les éclaireurs gaulois les découvrirent:Vercingétorix ordonna de leur tendre une embuscade et de laisser la ville sans surveillance. Le petit groupe romain fut facilement éliminé, tandis que César profaitait de l'occasion: ses légions marchaient vers la ville. Mais Vercingétorix remarqua cet assaut, et revint défendre Gergovie. Se rendant compte du danger, César ordonna le repli, mais ses légions comprirent mal: au lieu de se replier, ils chargèrent sur les Gaulois... Jules César admet une perte d'environ sept cent hommes dont quarante-six centurions. Sa défaite était totale et il devait se résigner à prendre Gergovie. Après cette bataille, il reprend son titre de chef des Arvernes et rallie par la force les Eduens à sa cause.
Vercingétorix s'impose définitivement comme chef de guerre de la coalition gauloise à la bataille de Bibracte. Pour la première fois, une grande partie des peuples gaulois sont unifiés sous la même bannière. Son but est d'en finir une fois pour toutes avec César, et il surestime ses forces. En fait, la moitié de ses hommes ne lui sont pas encore parvenus.
César reçoit des renforts, de nouvelles légions romaines et écrase la rébellion, d'abord la cavalerie gauloise, près de Dijon.Puis il accule les forces ennemies à Alésia, place forte la plus solide de la Gaule. Il y fait édifier une double palissade en bois tout autour, de façon à affamer les défenseurs, à empêcher les Gaulois de faire une sortie, et à pouvoir se ravitailler en se protégeant des attaques des troupes gauloises à l'extérieur. Vercingétorix reçoit des renforts, les hommes qui n'avaient pas encore rejoint ses forces (cf paragraphe précédent), mais, à cause du manque d'entente des chefs de guerre gaulois, non habitués à combattre ensemble, il doit se rendre à César au bout de 40 jours, et il lui offre sa vie en échange de celles des 80000 gaulois pris au piège.
Le restant des conjurés gaulois, d'abord emmenés par le chef de l'armée de secours Lucterius, résistent encore jusqu'à la prise d'Uxellodunum en 51 avant Jésus-Christ.
César se sert de Vercingétorix comme trophée à sa gloire personnelle. Ce dernier est maintenu dans les geôles de la prison Mammertine et exécuté dans sa cellulle par strangulation, en - 46.
Bigrat

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