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Discussion: La Guerre d'Espagne (1936-1939)

  1. #1
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    La Guerre d'Espagne (1936-1939)

    Histoire contemporaine

    Exposé réalisé par un confrère universitaire Mr. FRIHI.
    Un grand merci à lui !

    - La Guerre d'Espagne (1936-1939) -
    Depuis le Krach de 1929, la crise économique touche l'Espagne de plein fouet, entraînant une augmentation du chômage, diminution de la production minière et grèves répétées. La situation est instable économiquement et politiquement. En janvier 1930,le roi d'Espagne Alphonse XIII affiche l'intention de revenir, à un régime constitutionnel après la destitution du chef de gouvernement Miguel Primo de Rivera et une période dictatoriale. Après de nombreuses manifestations anti-monarchiques, la victoire de nombreux candidats républicains aux élections municipales du 12 avril 1931, Alphonse XIII décide finalement de s'exiler. Après la proclamation la Seconde République espagnole le 14 avril 1931, une manifestation républicaine à Barcelone va se heurter à la fois à la droite avec la tentative de putsch du général Sanjurjo en 1932, et aux actions de formations de gauche plus radicales. Au cours de l'année 1933, le PSOE (Parti Social Ouvrier Espagnol) met fin à la collaboration avec les républicains, entraînant la chute du gouvernement Azaña. C'est donc Alejandro Lerroux, un radical, qui formera un gouvernement plus centriste et fera appel appel au général Francisco Franco Bahamonde, dit « Franco », pour rétablir l'ordre dans les Asturies en 1934. Né le 4 décembre 1892 à Ferrol et mort le 20 novembre 1975 à Madrid, un militaire et homme d'État espagnol. Durant la guerre d'Espagne, il s'impose comme chef du camp nationaliste qui remporte la victoire sur les républicains. Cette guerre d'Espagne ou « guerre civile espagnole » est un conflit qui durera du 18 juillet 1936 au 1er avril 1939. Elle opposa le camp des républicains, situés à gauche et à l'extrême gauche, composé de révolutionnaires anarchistes, contre le camp des rebelles putschistes et nationalistes orienté à droite et à l'extrême droite mené par Franco. Cette guerre se solda par la victoire des nationalistes qui établirent une dictature qui dura 36 ans, jusqu'à la transition démocratique espagnole qui n'eût lieue qu'après la mort de Franco le 20 novembre 1975.

    Dans quelles mesures le conflit pouvait-il être une guerre civile et à la fois un règlement de compte politique Européen ?
    Pour y répondre, l'exposé qui suit sera divisé en plan de trois parties traitées de la manière suivante :


    I- L'avant guerre
    1) Le Frente Popular et les Nacionales
    2) Planification d'un coup d’État
    II- Un conflit meurtrier
    1) Une guerre civile
    2) L'internationalisation du conflit
    III- Conséquences
    1) Conséquence Economiques
    2) Bilan humain


    I- L'avant guerre


    Les nationalistes proches du fascisme se dénommaient eux-même nacionales (« nationaux »), tandis que leurs opposants les appelaient fascistas (fascistes); quand le général Franco prit leur tête, on se mit à les désigner également sous le nom de « franquistes », ils étaient surtout composés de militaires et de généraux, et avaient pour couleur le blanc. Le camp républicain se composait quant à lui de différentes forces unies contre le front nationaliste. De nombreux militants, issus de tendances diverses (républicains laïcs et plutôt socialement conservateurs, anarchistes, communistes, socialistes, etc.), surnommés rojos (les « rouges ») par leurs ennemis, s'engagèrent aux côtés des forces armées loyales envers la République espagnole, certains pour défendre la démocratie parlementaire et d'autres pour tenter de constituer des formes alternatives de gouvernement.En Espagne, c'est une coalition entre républicains de gauche et organisations ouvrières pour défendre les réformes sociales du premier gouvernement (1931-1933) de la Seconde République espagnole, et libérer les prisonniers politiques détenus depuis l'insurrection des Asturies de 1934. Le Front populaire (Frente Popular) incluait le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le syndicat UGT (Union Générale des Travailleurs, proche du PSOE), le PCE (Parti Communiste d'Espagne), le POUM (Parti Ouvrier d'Unification Marxiste) et les républicains : IR (Gauche Républicaine, dirigée par Azaña) et UR (Union Républicaine, dirigée par Diego Martínez Barrio). Après les élections générales de novembre-décembre 1933, la CEDA (Confédération Espagnole des Droites Autonomes), devient le premier parti des Cortes par le nombre d'élus. Disposant de cette majorité relative, le chef de la CEDA, José María Gil Robles s'attend à être appelé pour former le nouveau gouvernement, mais le président de la République, Niceto Alcalá Zamora fait de nouveau appel à Lerroux pour diriger une coalition centriste. La gauche refuse en effet que la CEDA accède au gouvernement. En 1935 le Komintern préconise, en réponse à la croissance du fascisme, la formation de fronts populaires alliant les partis communistes (staliniens) avec les autres partis anti-fascistes, tels que les partis socialistes et républicains. Le Front populaire bat le Front national contre-révolutionnaire le 20 février 1936. Au printemps 1934, inquiète de l'entrée prévisible de la CEDA ( Confédération Espagnole des Droites Autonomes) au gouvernement, la direction du PSOE, assurée par Francisco Largo Caballero, suivie par l'UGT (le syndicat proche du parti socialiste), s'oriente vers une stratégie révolutionnaire de prise du pouvoir. S'ils se présentent encore aux élections, ils travaillent davantage dans les luttes sociales, avec les anarchistes notamment. Le contexte historique est important pour comprendre cette attitude : en 1933, Hitler a pris le pouvoir légalement en Allemagne ; or un grand nombre de sympathisants de l'extrême-gauche croient que José Maria Gil Robles désire établir une dictature fasciste. Socialistes et anarchistes multiplient les appels à la grève générale.

    Le ministre de la Guerre, le général Carlos Masquelet, laisse ses collègues Villegas, Saliquet, Losada, Gonzalez Carrasco, Fanjul, Orgaz et Varela sans affectation et déplace Goded, Franco et Mola vers des postes moins importants. La réaction ne se fait pas attendre. Le 8 mars 1936, les généraux écartés se réunissent au domicile madrilène de Delgado Barreto, un ancien collaborateur de Primo de Rivera. Se sachant soutenus par une base civile solide, ils décident du jour du soulèvement, le 20 avril, et se séparent après avoir laissé la préparation entre les mains d'une junte présidée par Rodriguez del Barrio (à ne pas confondre avec Diego Martínez Barrio le président du parti de l'Union Républicaine). Néanmoins, le gouvernement apprend la conspiration et Rodriguez del Barrio, très malade, fait marche arrière. Confronté à l'inefficacité de cette junte, Mola prend en charge la préparation du putsch, mais comme il n'est que général de brigade, il s'appuie sur l'autorité du chef de la conspiration, le lieutenant général Sanjurjo, alors exilé au Portugal. Finalement, la conspiration réussit à rallier non seulement des militaires mécontents et ennemis du régime, mais aussi une paire de généraux formellement républicains. En revanche, Mola ne parvient pas à convaincre Franco. Quatre ans auparavant, pendant l'été 1932, lors du procès de Sanjurjo pour rébellion militaire et alors qu'il encourait la peine de mort, Franco s'était refusé à le défendre avec une phrase cruelle : « Général, vous avez gagné le droit de mourir, non pas pour vous être soulevé, mais parce que vous avez échoué ». Depuis lors, Sanjurjo le haïssait. C'est pourquoi Franco se refuse à prendre part à ce complot. L'insurrection militaire de juillet 1936 survient après plusieurs mois de grèves, d'expropriations, de batailles entre paysans et gardes civils. Francisco Largo Caballero, chef de l'aile gauche du parti socialiste, avait demandé en juin d'armer les ouvriers ; mais Manuel Azaña avait repoussé cette proposition. Le soulèvement débute le 17 juillet au Maroc espagnol où Franco prend le commandement des troupes. Le putsch gagne la métropole dès le lendemain et deux cinquième de l'Espagne se rallie à Franco. Quand l'insurrection éclate, le gouvernement républicain se trouve paralysé. Mais Mola reste en position de force : muté dans une région qui est probablement parmi les plus antirépublicaines d'Espagne, il peut comploter comme il le souhaitait. Le 5 juin 1936, il élabore un premier projet politique fondé sur la disparition de la république et sur l'unité de l'Espagne. A partir de là, les contacts se tissent entre conjurés. Le coup d'État doit être retardé car Mola a quelques difficultés pour obtenir le soutien des milices carlistes de Navarre, qui exigent un retour à une monarchie conservatrice. C'est lorsque le monarchiste Calvo Sotelo fut assassiné par des militants républicains le 13 juillet 1936 que les militaires décident de lancer l'offensive les 17 (au Maroc) et 18 juillet (péninsule), afin de renverser le pouvoir de gauche ; la forme républicaine ou non de l'État n'est pas encore vraiment un enjeu. C'est le début de la Guerre.


    II- Un conflit meurtrier



    Au bout d'une semaine et après quelques victoires nationalistes sur le terrain, le pays est coupé en deux zones de superficies à peu près égales : d'un côté les nationalistes, qui contrôlaient des régions comme la Galice, la Vieille Castille et le Maroc Espagnol. De l'autre les républicains, qui conservaient les régions les plus riches, les plus industrielles et les plus urbanisées (Catalogne, Madrid, Guipuscoa, Biscaye, Asturies, Levant). Le gouvernement républicain tente une conciliation avec les militaires. Le président Manuel Azaña propose la mise en place d'un gouvernement de compromis à la place du Frente popular : le 18 juillet 1936 il nomme Diego Martínez Barrio chef du gouvernement, mais doit rapidement constater l'échec de ses efforts. Ni du côté nationaliste avec Mola, ni du côté républicain avec le socialiste Francisco Largo Caballero, on ne veut de compromis. L'issue guerrière est inévitable, et dès le lendemain de sa nomination, Martinez Barrio démissionne, remplacé par José Giral. Un jour avant le 17 juillet, à Barcelone, les militants de la CNT commencent à s'armer, dans les arsenaux et les chantiers navals. Déterminés, ils font basculer de leur côté la Garde civile et la Garde d'Assaut, obligeant les militaires à capituler dans cette ville qui est la deuxième du pays. Quand le gouvernement décide de donner des armes à la population, celle-ci était armée. C'est là que naît la Résistance espagnole face à l'avancée des Franquistes. À Madrid, des armes sont finalement distribuées, là aussi, aux ouvriers. La population lance cependant un assaut, le 20 juillet, contre la caserne de la Montana, et s'en empare. Si certaines régions tombent rapidement, le reste du pays demeure fidèle à la République. Madrid, Valence et Barcelone, malgré le soulèvement de la garnison locale, restent aux mains des républicains, grâce notamment aux milices ouvrières très vite mobilisées.
    La Société des Nations vote la non-intervention étrangère en Espagne. C'est ce que pratique notamment la France de Léon Blum et La Grande Bretagne (et son gouvernement de Neville Chamberlain). Malgré cette décision l'Allemagne et l'Italie choisissent d'aider les Franquistes. L'aide italienne au camp nationaliste, limitée au début du conflit, devient massive dès la fin de l'année 1936. Elle se matérialise par des livraisons importantes de matériel (près de 700 avions et 950 chars) mais surtout par l'envoi de nombreux soldats. Le Corps des Troupes Volontaires atteint jusqu'à 50 000 hommes. Contrairement aux troupes allemandes, les Italiens sont bien intégrés dans les combats. C'est en effet dans le but de renforcer davantage son rayonnement plutôt que par affinité idéologique avec Franco que Mussolini semble envoyer ses troupes davantage. Pour l'italien la guerre en Espagne est l'occasion d'effectuer une propagande d'ampleur internationale ;il avait aussi des intérêts économiques (des armes italiennes sont vendues aux nationalistes) et stratégiques (l'annexion des îles Baléares espagnoles). Mussolini espérait également placer un régent italien sur une partie de l'Espagne. En mars 1938, les Italiens bombardent Barcelone, fief des républicains espagnols. Les quelques 3000 morts, 5000 blessés graves et 20 000 blessés légers soulèvent l'indignation de la communauté internationale. Le pape Pie XI admoneste Mussolini. Cependant les Franquistes veulent éviter que l'Italie ait la mainmise sur l'Espagne, c'est pourquoi Serrano Suner, beau-frère de Franco, alors admirateur de Goering, demande de l'aide à l'Allemagne nazie qui participera dès lors à ce conflit aux côtés des nationalistes en engageant 10 000 hommes au plus fort de la guerre civile, mais ce sont essentiellement des techniciens et instructeurs, peu de soldats. Hitler se sert de cette guerre pour essayer le nouveau matériel et y gagne aussi sur le plan économique. Il a négocié en échange de son aide le contrôle des sociétés minières espagnoles. Le bombardement de civils à Guernica au Pays basque, le 26 avril 1937, par des pilotes envoyés par l'Allemagne et ayant décollé de Brême, préfigure les stratégies de la guerre totale appliquées plus tard, lors de la Seconde Guerre mondiale. Après cet événement, condamné par une bonne partie de la communauté internationale, l'aide allemande se réduit. Les nationalistes ont également obtenu l'aide du Portugal de Salazar qui enverra une légion de 20 000 hommes (appelés Viriatos). On peut noter aussi le renfort plus anecdotique des 600 à 700 Irlandais de la Légion Saint-Patrick ou des 300 Français de la « Bandera Jeanne d'Arc ». Aux États-Unis, les nationalistes purent compter dans les milieux industriels et financiers sur des sympathisants qui, par des livraisons de pétrole et de camions ou une aide financière, contribuèrent dans une mesure non négligeable à leur assurer la victoire. Ce fut notamment le cas de la Texas Oil Company, de Ford, de Studebaker ou de General Motors. A contrario l'URSS intervient aussi farouchement en faveur des républicains, au nom de la lutte contre le fascisme. A contrario l'URSS envoie peu d'hommes (seulement 2 000, pour la plupart des conseillers) avec des livraisons d'armes sont irrégulières dues à l'acheminement difficile vers certaines régions. La tiédeur de l'engagement soviétique peut s'expliquer par le pragmatisme de Staline : face à la menace grandissante de l'Allemagne hitlérienne envers l'URSS, Staline a déjà l'idée d'un rapprochement avec l'Allemagne nazie, le pacte Germano-Sovétique qui aura lieu en 1939. Aux côtés des républicains, des volontaires venus du monde entier, souvent des communistes, des marxistes, des socialistes ou des anarchistes, mais aussi des anti-fascistes plus modérés, se sont engagés dans des groupes qui ont pris le nom de Brigades internationales. Environ quarante mille étrangers, venus de 53 pays différents participèrent au conflit, bien que leur nombre à un instant donné n'ait jamais dépassé 18 000. Jusqu'à 5000 Américains, réunis dans la Brigade Abraham Lincoln, participent aux brigades internationales. Avant même la constitution des Brigades internationales, des étrangers participèrent à la colonne Durruti : la française Simone Weil ou le belge Louis Mercier-Vega en sont des exemples. Le Mexique, en dépit des ressources limitées de ce pays, fournit « aux républicains vingt mille fusils Mauser, vingt millions de cartouches et de la nourriture » tandis que la Centrale Sanitaire Suisse, créée en 1937 pour apporter une aide médicale aux victimes républicaines de ce conflit, amène sur place du matériel chirurgical et de transfusion sanguine, ainsi que des ambulances.


    III- Bilan et conséquences



    Le prix, lui, est élevé car les armes sont largement surfacturées et Staline exige en contrepartie que les réserves d'or de l'Espagne détenues par la République « soient mises en sécurité » en URSS où elles resteront après la fin de la guerre et ne seront jamais rendues. Plusieurs généraux républicains, membres du PCE (Parti Communiste Espagnol), comme Juan Modesto ou Enrique Líster, ne sont pas sortis du rang, mais avaient été formés en URSS où ils avaient trouvé refuge au début des années 1930. Le chiffre des victimes reste difficile à quantifier. Les sources manquent parfois, soit qu'elles n'aient pas été constituées, soient qu'elles aient disparu. Quand elles existent, elles sont souvent manipulées ou accusées de l'être, et font donc encore parfois l'objet de controverse. Dans les deux camps, on a pu parler d'un million de morts (chiffre énorme pour un pays de 26 millions d'habitants), mais ce chiffre est largement considéré comme exagéré. Actuellement, les estimations les plus sérieuses varient entre 380 000 et 451 000 morts des conséquences directes de la guerre.


    Les chiffres suivants sont des estimations :
    100 000 à 285 000 soldats morts au combat (pertes militaires directes)
    10 000 à 15 000 civils morts des bombardements
    40 000 à 200 000 exécutions en zone nationaliste
    20 000 à 86 000 exécutions en zone républicaine
    30 000 à 200 000 exécutions par le gouvernement franquiste entre 1939 et 1943

    La seule bataille de l'Èbre aurait fait près de 60 000 victimes. A cela il faut ajouter à ces chiffres la surmortalité due à la famine ou aux épidémies, mais le chiffre de ces victimes (estimé à 330 000) est difficile à établir. En outre la guerre a entraîné d'importants mouvements de population, souvent décidés dans la précipitation sans projet précis pour les personnes déplacées. Si certains de ces déplacements se sont faits à l'intérieur de l'Espagne, la guerre a surtout conduit des Espagnols à quitter leur pays, souvent de manière provisoire, parfois de manière définitive. Les premiers mois, voire les premiers jours de la guerre voient le début de l'exode : depuis le Pays basque, des républicains quittent le pays pour la France ; en Catalogne, ce sont des personnes méfiantes voire hostiles envers les républicains qui partent, par bateau, vers Marseille ou vers l'Algérie. Par la suite, de nombreuses personnes, républicaines pour la plupart, ont quitté l'Espagne. Les destinations ont été variées, mais c'est la France qui a été la plus choisie, les trois autres grands pays d'exil ou de refuge étant le Royaume-Uni, le Mexique et l'URSS. En outre le départ d'Espagne de toutes ces personnes n'a pas toujours été définitif. Certains, pendant la guerre, n'ont fait que passer par la France pour quitter le Pays basque occupé par les nationalistes, et rentrer par la Catalogne encore tenue par les Républicains. Toutefois, la plupart de ceux qui ont quitté le pays n'y sont pas revenus avant la fin de la guerre civile. Certains réfugiés sont retournés dans l'Espagne franquiste, en particulier quand le régime s'est adouci, d'autres ont attendu la transition démocratique. En réalité, pour de nombreux républicains espagnols, l'installation à l'étranger est devenue définitive, mais ces familles entretiennent le souvenir de la guerre civile. En 1939-1940, beaucoup de républicains demandent à s'engager dans les bataillons étrangers de l'armée française, malgré la méfiance des officiers français envers ces « Rouges ». Par la suite, ils sont très nombreux à rejoindre la résistance française, les maquis et les Forces françaises libres. Lors de la libération de Paris, le premier détachement de l'armée Leclerc à entrer dans Paris est une compagnie composée en majorité d'espagnols, surnommée La Nueve. L'écrivain et résistant communiste Jorge Semprún est l'une des figures les plus emblématiques de l'émigration républicaine.

    C'est donc par un sentiment anti-clérical, et une volonté de laïciser le pays, que naît un soulèvement de travailleurs et anarchistes défendant la République lors d'une situation politique instable du pays, dans lequel il feront face à des nationalistes ultra-catholiques et des généraux de l'armée bien préparés à la guerre. Chacun des deux camps réprime et défend des idées politiques de leur voisins européens tout en gardant un côté patriotique. Ainsi ils bénéficient de leur soutien et c'est comme ça que nazisme, et fascisme ont pu combattre démocratie et communisme au sein même d'un pays. Cette guerre a associé les images d'une guerre idéologique. Or elle fut aussi et surtout une conflit national et une guerre qui traversa les moindres village du pays. C'était une guerre politique et sociale, une guerre de villes modernes contre les régions traditionnelles. Bien qu'absente aux deux guerres mondiales, l'Espagne avait vu comme tous ses voisins européens au lendemain de la Grande Guerre le spectre de la révolution traverser l'Europe et aura connu les atrocités de la guerre. La Guerre d'Espagne représente une des plus saisissantes tragédies du XXe siècle. Souvent considérée comme la préfiguration de la Seconde Guerre mondiale car les principaux acteurs de celle-ci y ont en effet participé.



    Sources :
    http://www.wikipedia.fr
    La guerre d'Espagne : L'Histoire, les lendemains, la mémoire, (2006) colloque sous la direction de Roger Bourderon
    La guerre d'Espagne : République et Révolution en Catalogne (1936-1939), François Godicheau (2004)

    Les mots de la guerre d'Espagne, François Godicheau (2003)

  2. #2
    Légionnaire Avatar de marcanius
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    quel boulot
    " nous pauvres mortels ne sommes qu'ombres et poussières !"

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